Loi “travail” : Manuel Valls assume le dumping social !

La CGT a été reçue le 29 juin par le premier ministre et la ministre du travail. Elle a remis ses propositions pour un code du travail du XXIème siècle.

Après 4 mois de mobilisation, le premier ministre est contraint de recevoir les organisations. Mais pour quel résultat ! Manuel Valls campe toujours sur ses positions et refuse de revenir sur l’inversion de la hiérarchie des normes et la philosophie du projet de loi : pas question, donc, de revenir sur l’article 2.

A l’accusation faite par la CGT d’encourager le dumping social, le premier ministre répond : « J’assume ! ».

Manuel Valls a présenté trois propositions d’évolution du texte :

  • Engagement avant le 31 décembre 2017 d’une négociation définissant l’ordre public conventionnel. L’objectif est de déterminer le principe de faveur par branche, à l’exclusion des thèmes pour lesquels la loi prévoit la primauté de l’accord d’entreprise (cf art. 2). C’est la porte ouverte à de nouvelles dérogations défavorables aux salariés sur l’ensemble du code du travail.
  • Association des organisations syndicales et patronales à la réécriture du code du travail au travers du Haut Conseil du Dialogue Social (Art 1). Cela ne garantit pas une réécriture a minima à droits constants ; la CGT réitère la nécessité de supprimer cet article.
  • Ajout aux 4 domaines de négociation obligatoire dans la branche, deux nouvelles thématiques : la pénibilité et l’égalité professionnelle femme/homme. Cela pourrait être une avancée si elles sont assorties de sanctions financières pour les entreprises qui n’ont pas d’accord ; elle est le fruit de la mobilisation.

Aucune réponse n’a été apportée sur le référendum, la médecine du travail, la lutte contre la précarité, les accords dits de préservation de l’emploi défensifs et offensifs, les licenciements économiques, « l’ubérisation », le remboursement des indus demandé par Pôle Emploi…

Silence sur la suppression du fichage ADN des militants syndicaux, et de façon plus générale sur la lutte contre les discriminations syndicales.

Aucune réaction non plus suite à notre interpellation sur les réactions de l’OIT et de l’ONU sur l’illégalité de l’inversion de la hiérarchie des normes et de la loi travail.

Malgré le rejet majoritaire dont elle fait l’objet, tout laisse à penser que le gouvernement semble s’orienter vers une nouvelle utilisation de l’article 49.3.

La mobilisation est plus que jamais d’actualité. Prochaine date le 5 juillet.

 

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Élections professionnelles : la CGT progresse à l’Assemblée nationale

Les 21 et 22 juin se sont déroulées les élections professionnelles. Avec 200 voix (27,4 % des suffrages exprimés), le SPAN-CGT conforte sa position et garde ses trois délégués à la commission de concertation. Le SNAFAN-FO perd 64 voix, mais gagne un siège, tandis que le syndicat Solidaires fait son entrée officielle à l’Assemblée en obtenant 1 siège.

Lors des premières élections professionnelles auxquelles elle s’était présentée, en 1981, la CGT avait obtenu 29 voix (4 %). En progression constante depuis, la CGT avait obtenu la confiance de 139 personnes en 2004 (16,8 %), 149 en 2007 (20,2 %), 171 en 2010 (22,4 %), 179 en 2013 (21,6 %).

Cet excellent résultat est une petite déception : malgré une belle progression de 6 % par rapport aux dernières élections professionnelles, quelques voix ont manqué à la CGT pour obtenir un quatrième délégué.

Mais ce résultat est néanmoins très encourageant ! Les délégués nouvellement élus seront un formidable point d’appui pour défendre nos acquis et conquérir de nouveaux droits. Rémunérations, conditions de travail, taux de remplacement des pensions de retraite, titularisation des agents contractuels : la CGT continuera d’être de tous les combats !