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Casse de la fonction publique : l’assaut est lancé !

Le démantèlement de la fonction publique est en marche. Telle est la conclusion que l’on peut tirer du dernier comité interministériel de la transformation publique.

Au menu des réformes envisagées : accentuation des primes “au mérite”, augmentation du nombre de contractuels et plan de départs volontaires de 120 000 fonctionnaires ! En somme, réduction des moyens pour accomplir les missions de service public, précarisation des emplois et renforcement de la soumission hiérarchique pour briser la culture du service public des fonctionnaires.

Ces réformes s’inscrivent dans un contexte particulier : celui du gel du point d’indice et de la casse méthodique de tous les services publics pris séparément. Manque de personnel soignant dans les hôpitaux publics? Renforcement du soutien financier aux cliniques privées. Professeurs “trop payés”? Annualisation prévue de leurs heures de travail et soutien financier accru aux établissements privés. Service de trop bonne qualité à l’Assemblée nationale : projet d’externalisation du plus grand nombre possible de tâches et casse du statut.

Les choses sont désormais clairs et les atermoiements ne sont plus possibles. Après la consternation faisant nécessairement suite à une attaque d’ampleur rarement égalée, il faudra faire place à l’action et réaffirmer haut et fort le sens du service public et du statut accordé aux fonctionnaires pour en garantir la qualité !

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À propos d’une émission de M6

Reconnaissons à l’émission « Capital » une honnêteté : son titre. Il s’agit en effet bel et bien de l’expression télévisée et destinée au grand public du Capital, au sens où l’entendait Marx. Or dimanche soir dernier, il s’est exprimé clairement : pour le Capital aujourd’hui, la démocratie représentative, le Parlement et plus particulièrement l’Assemblée nationale, même sous la forme « rationalisée » que lui accorde la Constitution de la Ve République, est un luxe qu’il ne peut plus se permettre. Le mot de la fin : « la présidence de la République coûte 6 fois moins cher que l’Assemblée nationale » résume en toute innocence le propos : 577 députés élus au suffrage universel (moins que les seuls élus du Tiers État aux États généraux de 1789) et l’ensemble des collaborateurs, fonctionnaires et contractuels qui travaillent pour eux afin de leur permettre d’exercer librement et le mieux possible leur mandat disposent d’un budget 6 fois supérieur à celui du seul Président de la République, et c’est insupportable … L’heure serait donc au « sauveur suprême » ? On n’ose croire que c’est l’analyse des auteurs du reportage.

La partie consacrée aux fonctionnaires parlementaires n’est dès lors qu’un aspect de ce grand projet, résumé par l’inénarrable et inusable représentante de l’IFRAP : en finir avec les services publics et à terme l’État, non parce que la satisfaction des besoins le rendrait un inutile instrument de coercition dans une République fraternelle mais pour pouvoir exploiter la force de travail en toute liberté et sans obstacle ! Nous avons eu droit à tout ce que la mauvaise foi et l’approche biaisée peut offrir lors d’un reportage, de l’assiette de calcul des pensions citée sans préciser que le résultat est un taux de remplacement inférieur à 45% pour une carrière complète, elle-même de plus en plus rare, jusqu’aux traitements évoqués sans rappeler qu’ils sont liés à la déréglementation du travail et à une disponibilité totale, en passant par les quelques logements de fonction sans préciser qu’ils sont la contrepartie d’astreintes et payants, etc.

Au Premier questeur demandant les salaires de journalistes de M6, il est répondu : vous êtes payés par nos impôts, nos financements sont privés… Mais d’où vient cet argent « privé » au-dessus de toute critique ? Puisque nous en sommes aux rappels historiques : de l’exploitation du travail salarié et de son corollaire : la spéculation, les dettes privées remboursées sur fonds publics, etc. Un service public de qualité coûte bien moins cher au « contribuable » que les externalisations et marchés multiples, mais ce n’est pas la préoccupation de Capital : il convient donc de remettre sur le marché, de nourrir la spéculation, d’offrir des débouchés à « l’argent toujours bourgeonnant » en lui offrant tout ce que les luttes lui avaient arraché depuis deux siècles : éducation, santé, retraites, droit du travail et même les formes démocratiques de l’État … bref, tout ce qui constitue les bases de la civilisation.

Retraites : les propositions de la CGT pour un régime plus juste et plus solidaire !

Tandis qu’une nouvelle réforme des retraites se profile, il est indispensable de bien maîtriser et faire connaître les propositions de la CGT.

Face aux arguments de faux bon sens, arguant d’un caractère inéluctable de toute réforme régressive, il sera nécessaire d’apporter des arguments solides. Car oui, des solutions existent pour rendre le régime de retraite plus juste et plus solidaires !

Le tract ci-dessous récapitule les grands enjeux et synthétise les principaux leviers d’actions à mobiliser.

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Mardi 12 décembre à 12h30 : contre la sous-traitance !

Les salariés d’Onet propreté et Hemera, entreprises sous-traitantes de la SNCF et d’Holiday Inn, et ceux de Vélib ont décidé de mettre leurs forces en commun pour lutter contre les conséquences de la sous-traitance sur les salaires et les conditions de travail.

La manifestation partira de la mairie du XIVème arrondissement ce mardi 12 décembre à 12h30 pour rejoindre la direction régionale de la SNCF, rue de Commandant-Mouchotte, en passant par l’hôtel Holiday Inn situé avenue du Maine.

Le mouvement compte déjà de premières victoires.

Après 15 jours de grève, du 14 au 18 novembre 2017, les salariés de Vélib ont obtenu pour ceux qui le souhaitent la reprise de leur contrat de travail avec leur ancienneté et leurs acquis chez le nouveau prestataire, et pour les autres un départ volontaire à la hauteur des moyens de ce prestataire et de la Ville de Paris !

Chez Onet, 41ème jour de grève : depuis le 2 novembre les personnels sont massivement en grève avec leur syndicat SUD Rail. Ils réclament des garanties sur l’application de la loi en cas de transfert de marché, le maintien des accords salariaux et d’organisation négociés avec leur ancien patron, l’application de la CCN de la manutention ferroviaire pour toutes et tous, le panier à 4 euros par jour, l’embauche de 7 CDD en CDI, et refusent la clause de mobilité. Après une belle manifestation ce samedi 9 décembre dans les rues de St Denis, la victoire est proche. 90% des revendications sont déjà satisfaites !

À l’hôtel Holiday Inn, 54ème jour de grève ! Les grévistes, très déterminés, partirons le 15 décembre à Londres pour manifester devant le siège d’Intercontinental, maison mère de la chaine hôtelière. Ils demandent l’internalisation et leur embauche directe, le respect des contrats de travail, la suppression de la clause de mobilité, l’augmentation des qualifications et des salaires, avec le passage en catégorie B, le respect des accords de site passés sur la durée du travail, le paiement de toutes les heures travaillées, le versement d’une prime de panier, comme pour les salarié(e)s de l’hôtel, l’attribution d’une prime de 13ème mois, égale à 1/12e du salaire annuel, la suppression de l’abattement de 8 % sur la base des cotisations.

Mêmes patrons, mêmes combats !

Tous ces conflits ont en commun une réalité : celle de la précarité qu’induit la sous-traitance. C’est la raison pour laquelle cette manifestation fait converger des luttes victorieuses et des luttes encore en cours autour du combat contre les ordonnances “travail” de ce Gouvernement et la casse du code du travail. Soyons nombreux avec eux !