Pour réussir notre mobilisation, nous devrons être nombreux le 21 septembre à faire grève et à être présents dans les cortèges! C’est la raison pour laquelle le SPAN-CGT a de nouveau déposé un préavis pour la manifestation qui se tiendra à 14 heures, place du 18 juin 1940 (Montparnasse).
Un véritable succès pour une mobilisation exigeante et appelant des suites !
Hier, le SPAN-CGT était mobilisé contre la loi travail XXL, qui ne manquera pas à terme d’avoir des répercussions négatives sur les différents statuts de fonctionnaires… Beaucoup de monde dans les rues partout en France : prochaine étape, le 21 septembre ! La mobilisation continue !
Communiqué de la CGT
“Avec cette journée d’action, les salariés ont réaffirmé leur exigence pour un droit du travail porteur de justice sociale et de progrès. Ils ont refusé des ordonnances ringardes inspirées par les exigences du Medef depuis des décennies ; exigences qui n’ont jamais éradiqué le chômage et la précarité.
“Les 200 manifestations, avec près de 500 000 personnes, sont aussi le reflet de nombreux arrêts de travail dans les entreprises privées comme dans les établissements publics et, bien souvent, ces arrêts de travail ont été lancés à l’appel de plusieurs organisations syndicales.
“Les salariés du secteur public étaient, eux aussi, très nombreux dans l’action à partir de leurs propres revendications qui convergent avec celles des salariés du secteur privé.
“La jeunesse a également participé en masse à cette première mobilisation. Elle refuse la précarité à vie, les conditions d’étude actuelles et exprime son besoin d’autonomie et d’épanouissement au travail.
“Les retraités refusent, entre autres, qu’on leur ponctionne leur maigre pouvoir d’achat à travers l’augmentation de la CSG.
“Partout, c’est bien l’urgence de plus de justice sociale qui s’est exprimée et le refus de l’exploitation grâce au renforcement des droits et des garanties collectives. Cela passe aussi par l’amélioration significative des conditions de travail et de véritables augmentations de salaires.
“La CGT va poursuivre son travail d’information et de mobilisation de tous les salariés, privés d’emploi et retraités sur les ordonnances « Macron ». Elle portera sa proposition d’un code du travail du 21ème siècle et d’un nouveau statut du travail salarié avec sa sécurité sociale professionnelle.
“Elle va tout faire pour unir et élargir le rassemblement du monde du travail avec toutes les organisations syndicales et de jeunesse.
“Notre ambition reste de construire des mobilisations encore plus fortes pour s’opposer à toutes les régressions sociales du gouvernement « Macron ».
“Dès à présent, la CGT appelle à la mobilisation le 21 septembre prochain, veille du Conseil des ministres sur les ordonnances.”
Montreuil, le 12 septembre 2017
12 septembre : la Fédération des transports et de la Logistique FO-UNCP rejoint la journée d’action !
La découverte des cinq ordonnances n’a pas laissé toutes les forces syndicales dans l’indifférence. Tandis que la déception de la CFDT et la persistance de points de désaccord avec le Gouvernement selon FO ne semblent pas justifier leur participation à la journée d’action du 12 septembre, la Fédération des transports et de la Logistique FO UNCP et plusieurs unions départementales de ce syndicat vont rejoindre la CGT, Solidaires, la FSU et l’UNEF à 14 heures à la Bastille.
Leur raison? Mobilisés contre la loi El Khomri, ils trouvent logique de se mobiliser contre une loi El Khomri ++. Ce raisonnement saura-t-il convaincre le reste de leur confédération et la CFDT? Espérons-le !
Ci-dessous le communiqué conjoint des fédérations de l’énergie de la CGT et de FO, qui entendent bien faire du 12 septembre le point de départ d’un combat inscrit dans la durée pour construire un “rapport de force aussi haut que nécessaire” !
Soyons tous de ce combat pour faire plier le Gouvernement, obtenir l’abrogation de la loi El Khomri et l’abandon des cinq ordonnances de casse du code du travail.
Une loi travail XXL ? Donnons une réponse XXL le 12 septembre !
Le 12 septembre, la CGT lance une grande mobilisation nationale pour contrer la nouvelle loi travail. Cette nouvelle loi, préparée dans le plus grand secret, sera soumise au plébiscite du Parlement dans les prochaines semaines.
Pas moins de 5 ordonnances couvrant la totalité des droits des travailleurs seront découvertes ce matin par les syndicats, qui n’ont en rien été associés à leur élaboration. C’est dire à quel point les termes “partenaires sociaux” sont vides de sens, quand les syndicats sont à ce point évincés ! Le seul partenaire du Président et du Gouvernement, en réalité, c’est le Medef. Et le seul objet de cette loi, c’est de satisfaire les intérêts de la poignée de grands patrons qu’il représente.
Permis de licencier à tout va, précarité à tous les étages, reculs en matière de santé, retour au face à face entre un employeur omnipotent et un salarié isolé, établissement d’un code du travail par entreprise, fiscalisation de la Sécurité sociale : tout ce que porte le Medef de longue date est annoncé dans ces textes. Tout ? Certains, au Medef, commencent déjà à dire que le Gouvernement ne va pas assez loin…
Ces régressions, qui concerneront d’abord les salariés du privé, toucheront en définitive aussi les fonctionnaires : les statuts auxquels ils sont soumis, et qui les protègent pour certaines de leurs missions, ne manqueront pas d’être alignés tant que possible sur ce nouveau code du travail, allégé des droits les plus fondamentaux.
C’est la raison pour laquelle l’heure est à la riposte des salariés comme des fonctionnaires. Les solutions de la CGT sont connues de longue date : soyons nombreux pour les porter le 12 septembre à 14 heures de la Bastille à la place d’Italie, prouvons au Medef et à ses porte-plume gouvernementaux que nous sommes mobilisés contre la casse de leurs droits ! Face à cette “loi travail” XXL, apportons une réponse XXL !
Hausse de la CSG : organisons la riposte lors de la journée de mobilisation du 12 septembre prochain !
Les retraités sont ceux qui le vivront le plus durement, mais elle touchera tous les salariés : la hausse de 1,7 % de la CSG devrait entrer en vigueur en janvier prochain. Alors que son taux il y a 27 ans était de 1,1 %, il atteindra en janvier 8,3 % pour les retraités et 9,2 % pour les salariés !
Cette hausse sera compensée par une baisse de cotisations à l’avantage principal des employeurs. En effet, la baisse de cotisations ne concernera par définition pas les retraités, dont le pouvoir d’achat sera en conséquence sérieusement amputé : la perte mensuelle sera de 25 euros par mois sur une retraite de 1200 euros et de 58 euros sur une retraite de 2400 euros ! Mais surtout, les entreprises bénéficieront de la baisse de cotisations, alors qu’elles ne paient pas la CSG : ce sont donc les salariés qui paieront la différence !
Ce transfert de charges du patronat vers les salariés est clairement idéologique. Le postulat sous-jacent est que ce n’est pas aux employeurs de payer pour la santé et pour l’assurance chômage de leurs employés : ces dépenses, qu’ils qualifient d’ailleurs de “charges”, sont pour eux illégitimes. Comme si les employeurs n’avaient aucun lien avec le taux de chômage que nous connaissons, ni avec les accidents du travail ! Comme si les entreprises ne bénéficiaient pas de la bonne santé de leurs salariés et du renouvellement de la force de travail !
La hausse de la CSG non seulement reporte le coût de la protection sociale sur les seuls salariés, mais en outre prive ces derniers du droit qu’ils avaient conquis d’intervenir dans sa gestion. En effet, les cotisations donnent à ceux qui les payent le droit de déterminer leur montant et les dépenses qu’elles permettent. Lorsque le système a été conçu, la protection sociale était même gérée conjointement par les représentants des salariés et du patronat. Substituer de la CSG aux cotisations signifie donc réduire le champ d’intervention des représentants des salariés et renforcer l’étatisation de la prise de décision, à un moment où l’État affiche de manière ostentatoire sa volonté d’exécuter toutes les volontés du MEDEF.
En fin de compte, cette hausse de la CSG met à mal la philosophie de la protection sociale. Le choix d’un système financé par des cotisations permet aux salariés de mettre en commun une partie de leur salaire et de la gérer eux-mêmes. Il s’agit d’organiser la solidarité entre eux et en affirmant la responsabilité des entreprises selon le principe : “de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins”. L’étatisation du financement de la protection sociale rompt cette logique, déconnectant la protection sociale du travail et privant les salariés de leur droit d’intervention. Ce faisant, elle fait entrer la protection sociale dans une logique de charité, qui a toutes les chances la réduire au rôle de simple filet de sécurité minimal face aux plus gros coups durs de la vie.
L’enjeu est donc de taille et il faudra porter haut nos exigences lors de la grande journée de mobilisation du 12 septembre prochain !