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Rassemblement en soutien à Corinne Peluchon, victime de répression syndicale

Corinne Peluchon, déléguée CGT, a été convoquée à un nouvel entretien préalable en vue d’une sanction, pouvant aller jusqu’au licenciement demain, mercredi 21 décembre.

Il lui est reproché d’avoir organisé le mois dernier une permanence d’information à l’intention des salariés, en dehors de leur temps de travail dans la salle de repos/repas de l’AMSD (Action médico-sociale à domicile), à laquelle participaient, comme les y autorise le code du travail, deux représentants de l’Union locale de la CGT-Paris 7ème, extérieurs à l’entreprise.

La direction de l’AMSD  veut faire un exemple et la sanctionner pour intimider les salariés qui demandent une amélioration de leurs conditions d’emploi, de travail et de rémunération.

C’est la raison pour laquelle l’Union locale de la CGT appelle à un rassemblement devant le siège de l’AMSD :

MERCREDI 21 DÉCEMBRE 2016 A 15 HEURES

3, rue Oudinot – 75007 Paris

 Pour exiger :

  • l’abandon de la procédure disciplinaire à l’encontre de Corinne ;
  • La prise en compte des revendications des salariés et le respect des dispositions conventionnelles inappliquées à l’AMSD.

Tour Eiffel : la grève se poursuit !

img-20161216-wa0081Les salariés de la Tour Eiffel sont en grève depuis le début de la semaine. En cause : le refus de la direction de la Société d’exploitation de la Tour Eiffel (SETE) de leur présenter ses orientations stratégiques pour la période à venir.

Les salariés naviguent en effet en eau trouble. Tandis que la fréquentation du monument a baissé du fait du contexte sécuritaire, les embauches sont gelées… sauf pour les cadres supérieurs ! Les investissements d’entretien sont aussi gelés et un décapage de grande ampleur devra nécessairement intervenir bientôt, avec toutes les conséquences que cela est susceptible d’avoir sur la santé des employés, ainsi que sur leurs charge et conditions de travail.

Mais la direction s’obstine à ne communiquer aucune information, laissant planer une incertitude pesante. Les salariés ont donc été contraints d’engager un bras de fer, à un moment de moindre fréquentation du monument pour éviter de pénaliser les visiteurs, qui seront bien plus nombreux durant les vacances.

La balle est maintenant dans le camp de la direction de la SETE. Les 200 grévistes de la Tour Eiffel (sur 300 employés), qui sont très mobilisés, peuvent compter sur la solidarité de la CGT !

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La CGT de l’Assemblée nationale fête ses 40 ans !

C’est avec beaucoup de plaisir et une foule de bons souvenirs en commun que les militants du SPAN-CGT ont fêté les 40 ans de leur syndicat ce mardi. Ce fut aussi l’occasion de rendre hommage à celles et ceux qui, par leur action déterminée, ont construit un syndicat de luttes, utile à tous les personnels de l’Assemblée.

Un grand merci, en particulier, à Monique Canetti et Marcel Bel, pionniers de notre syndicat, et à Andrée Galataud, notre première élue et porte-parole des moments difficiles.

Une lutte pour le respect des droits de TOUS les personnels

La CGT est implantée de longue date à l’Assemblée, puisqu’elle était déjà active avant la création du SPAN-CGT parmi les personnels de la régie des bâtiments. Le SPAN-CGT est né d’une convergence de luttes à l’Assemblée à la suite de l’éclatement du Syndicat du personnel en 1974.

Résistant à la tentation des syndicats catégoriels, dont plusieurs ont été alors créés, le SPAN-CGT a d’emblée mis l’accent sur l’unité du statut et sur la nécessité d’intégrer tous les personnels concourant au fonctionnement de l’Assemblée dans sa fonction publique.

Et les premières victoires ne se sont pas fait attendre ! Dès 1979, intégration des personnels de la régie, intégration des personnels des restaurants – qui étaient privatisés – et d’autres personnels techniques, recrutement par concours des agents, application à l’Assemblée de nombreux droits existants dans les autres fonctions publiques…

L’unité du statut : un combat toujours d’actualité

Depuis une dizaine d’année, les remises en cause du statut se multiplient. Les effectifs diminuent et une part croissante des personnels concourant au fonctionnement de l’Assemblée est recrutée par voie contractuelle et, ainsi, précarisée. Chaque régression frappe les nouveaux entrants, émiettant les droits selon l’année de recrutement, tandis que les externalisations tendent à devenir la règle. Les conditions de travail restent un sujet largement tabou, et l’absence de compétence du CHS pour en traiter (ce n’est pas un CHSCT) n’arrange pas la situation…

C’est pour cela que la lutte continue. Pour le respect des acquis injustement remis en cause et pour la conquête de nouveaux droits ! Sorti renforcé des dernières élections syndicales, le SPAN-CGT continuera d’être de tous les combats, à l’Assemblée comme en solidarité avec les autres travailleurs.

Pour en savoir plus sur le SPAN-CGT, voir la rubrique « Histoire ».

Accord UE-Canada : un accord réellement “progressiste” ?

Le 30 octobre a été signé l’Accord économique et commercial global (AECG ou CETA) entre l’Union européenne et le Canada. Cet accord, présenté comme l’anti-TAFTA (l’accord de libre échange UE-USA) par le Gouvernement français, est même dit “progressiste” et “au service de la classe moyenne” par les autorités canadiennes.

Pour la CGT, cet accord est, au contraire, dans la droite ligne du TAFTA. Il va mettre en péril la souveraineté européenne et nationale, porter atteinte au principe de précaution et menacer nos droits sociaux, sanitaires et environnementaux. Plusieurs juristes ont, en outre, d’ores-et-déjà montré les incompatibilités de ce traité avec la Constitution française.

Ci-joint, un argumentaire sur cet accord qui ouvre la porte à de nombreuses dérives.

Le projet d’accord va être examiné aujourd’hui en commission par le Parlement européen, qui se prononcera en séance plénière le 12 décembre. Une partie de l’accord entrera en vigueur dès la ratification du Parlement européen. Pour entrer en vigueur, les dispositions qui ne sont pas dans le domaine de compétence exclusive de l’Union (prévues par le Traité de Lisbonne, dénoncé par le passé) devront être ratifiées par les États membres de l’UE. Aucune date n’a pour l’heure été prévue en France et le débat devrait se tenir après les élections.

Il est donc possible et urgent d’agir dès maintenant pour empêcher l’entrée en vigueur de ce traité ! Première étape, interpeler les députés européens : ci-joint un modèle de lettre et une liste d’adresses !

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